Anaïs Romand, costumière de cinéma considérée par beaucoup de ses pairs comme une magicienne, est une spécialiste du costume d’époque. Entretien.

Par Valerie Guedon
Anaïs Romand a notamment imaginé tous les costumes L'Apollonide. Souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello, pour lequel elle a reçu un César en 2012.
Anaïs Romand a notamment imaginé tous les costumes L’Apollonide. Souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello, pour lequel elle a reçu un César en 2012. Haut et court

Cette pointure du septième art a travaillé pour les plus grands, de Benoît Jacquot (Journal d’une femme de chambre) à Bertrand Bonello (L’Apollonide. Souvenirs de la maison close pour lequel elle a eu son premier César en 2012, suivi de deux autres, en 2015, pour Saint Laurent du même réalisateur, et en 2017, pour La Danseuse de Stéphanie Di Giusto). Son dernier projet? Paris Police 1900, série bientôt diffusée par Canal+ qui se déroule dans la France de la Belle Époque. «J’ai participé à de nombreux films sur cette période, nous raconte-t-elle. Je ne sais pas combien… mais beaucoup! Et sans jamais faire deux fois la même chose.» Anaïs Romand revient ici sur la particularité de son travail: «rendre les codes d’une société d’antan présents et perceptibles aujourd’hui». Une démarche différente de celle d’un créateur de mode. Encore que…

«Malheureusement en France, trop de films sont encore caricaturaux… Imaginer un costume consiste à avoir un regard neuf sur le passé. Il s'agit de restituer des tenues d'époque avec nos aspirations et nos goûts d'aujourd'hui», défend Anaïs Romand.

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